Jeanne Garnier

La vie jusqu’au bout
Guy de Buttet
Yann le Goaec
Editions du Triomphe
2021
Album cartonné de 46 pages au format 23×29 cm.

L’album « Jeanne Garnier » nous conte le parcours de Jeanne, de sa naissance à son investissement pour accompagner les malades et mourants jusqu’à son propre décès à 42 ans, en 1853. Elle sera à l’origine des soins palliatifs.
Mr Pinjon, en soins palliatifs à l’hôpital des Dames des Calvaires de Lyon, se rend un peu par hasard dans la chapelle des lieux et découvre un vitrail qui retrace un épisode de la vie de Jeanne Garnier, fondatrice de l’hôpital il y a 150 ans, il souhaite dès lors en savoir plus sur cette femme.
Tout commence au début du XIXème siècle, Lyon connait une évolution sans précédant, avec ses industries, ses tissages, ses bourgeois, ses mendiants. A cette époque sont créés plusieurs centres pour accompagner les plus démunis et nécessiteux. L’Empire de Napoléon vacille et le 11 juin 1811 nait Jeanne Chabot dans une famille aisée. Fille au caractère opposant et bien trempé, elle entre dans une école catholique stricte à 10 ans, qui renforcera sa foi et son caractère jusqu’à son renvoi pour insolence à 14 ans.
Dès lors, elle aide son père dans son entreprise de salaison, poursuit son éducation afin de devenir une future parfaite épouse. Elle le devient à ses 21 ans avec Mr Garnier, ferronnier.
Jeanne est attentive aux autres, à leurs difficultés et leur paie souvent de quoi les dépanner. La vie s’écoule entre mondanités et travail. Quelques mois plus tard c’est une naissance tant attendue, hélas l’enfant meurt après quelques jours.
Deux ans après ne nouvelle naissance les comble. Peu de temps après son mari tombe malade et meurt en quelques jours. Jeanne l’accompagne jusqu’à son dernier souffle et apprend le décès aussi de sa fille, alors chez sa nourrice. Père et fille sont enterrés le même jour. Jeanne est dévastée, elle se retrouve seule et se tourne plus que jamais vers Dieu. Elle se sépare des mondanités, de ses richesses et décide de s’occuper des déshérités, des malheureux.
Elle s’enfonce toujours plus loin dans les rues de Lyon, et y trouve des malades, mourants dont personne s’occupe. Elle paie elle-même leurs soins, leurs hospitalisations. Petit à petit germe l’idée de créer un lieu d’accueil pour ses mourants délaissés, elle convainc de nombreuses amies, veuves comme elle. Elles se lancent dans une quête de financements, de biens pour accueillir les malades. En 1845, une vaste demeure est mise à disposition et peut accueillir les premiers malades. Dotée d’un grand jardin riche en fruits et légumes elle n’a toutefois pas d’eau. Pus tard, elles récupèrent une ancienne maison des bains romains avec de l’eau à profusion. Des prêtres viennent prêter main forte à Jeanne qui continue à s’occuper et accompagner les femmes de mauvaise vie, les maladies les plus honteuses ou « repoussantes ».
Elles appliquent la devise; prière, humilité, charité, sacrifice. Les soins sont indissociables de Dieu. Puis un nouvel aménagement dans une demeure plus grande encore devient indispensable. Après 8 années d’investissement sans compter son temps ni son énergie, Jeanne s’épuise et tombe malade. à l’automne 1853. Elle meurt peu de temps après Noël à 42 ans. Plusieurs personnes poursuivent son oeuvre et agrandissent l’hospice. D’autres institutions des Dames du Calvaire commencent à fleurir en quelques décennies dans plusieurs villes du monde pour accompagner les malades incurables jusqu’au bout.
Ainsi  Jeanne Garnier est à l’origine des soins palliatifs du monde entier par son dévouement, son écoute des mourants, les soins qu’elle leurs apportait.
Une BD dense et très instructive.

Soins palliatifs
Copyright Le Goaec/Editions du Triomphe
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